La prise en charge de la dialyse au Sénégal : comment rendre les traitements accessibles ?

L’insuffisance rénale est une réalité qui touche de plus en plus de Sénégalais, et pourtant, l’accès aux traitements vitaux comme la dialyse demeure un défi majeur. Avec plus de 750 000 personnes concernées, le besoin d’interventions efficaces et accessibles n’a jamais été aussi pressant. Dans cet article, nous explorerons les chiffres alarmants qui entourent cette maladie, les causes sous-jacentes de l’insuffisance rénale au Sénégal, et les obstacles auxquels font face les patients, et peut-être même vos proches, pour obtenir les soins nécessaires. Nous mettrons également en lumière des solutions innovantes qui permettent aux familles de soutenir leurs proches restés au pays.

Les chiffres de l’insuffisance rénale au Sénégal

La dialyse est un traitement médical qui remplace certaines fonctions du rein, principalement la filtration des déchets et l’élimination des excès de fluides dans le corps. 

Elle est essentielle pour les patients souffrant d’insuffisance rénale, une condition où les reins ne peuvent plus fonctionner correctement. Ce traitement a pour but de maintenir l’équilibre chimique et hydrique du corps, évitant ainsi des complications graves pouvant entraîner la mort.

Au fil des décennies, la technologie a évolué, permettant des traitements plus efficaces et plus accessibles. Aujourd’hui, la dialyse se divise principalement en deux types : la dialyse péritonéale, qui utilise la membrane du péritoine pour filtrer les déchets, et l’hémodialyse, qui implique l’utilisation d’une machine pour filtrer le sang.

Au Sénégal, on estime que plus de 750 000 individus souffrent de cette maladie, un chiffre alarmant qui souligne l’ampleur de la crise sanitaire liée aux maladies rénales dans le pays.

Des études récentes ont révélé des prévalences préoccupantes de la maladie rénale dans des régions spécifiques. 

Par exemple, une recherche effectuée à Saint-Louis parmi des adultes âgés de 18 à 65 ans a mis en évidence une prévalence de 10,8 % des maladies rénales. 

Dans un autre cas, une étude réalisée à Guéoul dans une population générale a trouvé une prévalence de 4,9 %. Ces chiffres indiquent que les maladies rénales touchent une partie significative de la population, nécessitant des interventions médicales urgentes et ciblées.

Les causes de l’insuffisance rénale au Sénégal

L’insuffisance rénale au Sénégal résulte d’une combinaison de facteurs complexes, englobant des éléments génétiques, environnementaux et dégénératifs. 

Toutefois, les causes les plus fréquentes de cette maladie sont le diabète et l’hypertension artérielle (HTA), qui constituent des problématiques de santé publique majeures dans le pays.

Des recherches menées à Saint-Louis ont révélé que 16,6 % des individus atteints de diabète souffraient également d’insuffisance rénale. 

De plus, une étude réalisée à Thiès a montré que parmi les patients insuffisants rénaux, 18,6 % étaient des diabétiques sous insuline ou suivant un traitement antidiabétique. 

Ces statistiques mettent en lumière l’interconnexion entre ces maladies chroniques, soulignant la nécessité d’une gestion rigoureuse des conditions préexistantes pour prévenir des complications rénales graves.

Au-delà du diabète et de l’hypertension, d’autres facteurs contribuent à l’apparition de l’insuffisance rénale. 

La déshydratation, par exemple, peut entraîner une diminution du flux sanguin vers les reins, compromettant ainsi leur capacité à fonctionner correctement. Les infections sévères représentent également un risque significatif, car elles peuvent induire des lésions rénales aiguës. 

Par ailleurs, des obstructions dans les voies urinaires, qu’elles soient causées par des calculs ou d’autres anomalies, peuvent également conduire à une détérioration de la fonction rénale.

L’automédication comme cause grandissante de l’insuffisance rénale

En Afrique, l’automédication à l’aide de plantes médicinales utilisées comme remèdes pour certaines maladies ajoute une dimension supplémentaire au problème. 

Bien que ces pratiques soient enracinées dans des traditions culturelles, elles peuvent parfois conduire à des effets indésirables, exacerbant ainsi le risque d’insuffisance rénale.

Si cette méthode d’automédication est utilisée dans 80% des cas, elle aide les sénégalais(e)s dans le besoin à se guérir sans avoir à dépenser trop d’argent dans la médecine publique.

Le problème, c’est que selon une étude, qui a établi que les symptômes rénaux étaient d’origine alimentaire pour 83 % des enquêtés, c’est que les connaissances en termes de reins sont limitées pour la plupart des foyers.  

De plus, sans diagnostic et uniquement en se fiant sur la médecine traditionnelle, l’insuffisance rénale peut être identifiée tardivement et donc entraîner des complications.

Les défis rencontrés dans la prise en charge des patients pour la dialyse

The Challenges in Managing Dialysis Patients

Des diagnostics réalisés tardivement pour manque de médecins

En 2023, la question de la prise en charge de l’insuffisance rénale demeure une préoccupation majeure au Sénégal, malgré les efforts déployés par la Division de la Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (DLMNT). 

Un des principaux problèmes réside dans le fait que le diagnostic de la maladie rénale se fait souvent à un stade avancé, lorsque les patients se trouvent déjà en phase terminale.

À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, le constat est tout aussi préoccupant : le nombre de néphrologues est extrêmement faible, avec moins de cinq spécialistes pour un million d’habitants. 

En comparaison, les pays développés comptent plus de 15 néphrologues pour la même population. 

Au Sénégal, la situation est particulièrement alarmante, avec seulement 37 néphrologues enregistrés à l’Ordre des médecins en 2022, ce qui correspond à environ deux néphrologues pour un million d’habitants. 

Cette pénurie de spécialistes crée un défi majeur pour la prise en charge adéquate des patients souffrant de maladies rénales.

Un manque d’infrastructures et de médecin

En matière d’infrastructure, les centres de dialyse publics ne parviennent à satisfaire qu’un tiers des besoins des patients. 

Les services de dialyse privés, quant à eux, sont souvent financièrement inaccessibles pour la majorité des Sénégalais, rendant les traitements nécessaires encore plus difficiles à obtenir. 

L’État agit tout de même en ouvrant plusieurs établissements de dialyse qui a été multiplié par 9 en 13 ans. 

Mais il est important de noter, et cela participe également au problème de diagnostic inaccessible, que la plupart de ces centres (28%) est située à Dakar.  

Pourtant, la disparité entre la demande et l’offre en matière de dialyse est frappante. 

En mai 2023, on comptait 867 patients recevant un traitement, tandis que 2 289 autres attendaient leur tour. 

Cela signifie qu’environ 27,5 % des demandes sont effectivement prises en charge. Pour tenter d’augmenter leurs chances d’accès à ces soins essentiels, certains patients choisissent de s’inscrire dans plusieurs centres de dialyse à la fois.

Des moyens financiers trop faibles par les patients 

Comme l’explique un rapport sur les MNT (Maladies Non Transmissibles), “La plupart de ces maladies, classées « maladies à soins coûteux » ne sont pas seulement responsables d’un grand nombre de décès mais constituent aussi un poids lourd pour les individus et un fardeau difficile à supporter pour les familles et les communautés.”

Dans ce contexte, la dialyse se révèle être le traitement principal, mais son coût élevé constitue un véritable obstacle à l’accès aux soins.

Plusieurs avancées ont été réalisées, comme la base du prix de la dialyse qui est passé de 86 USD à 17 USD. 

Le problème, c’est que dans le cas d’une insuffisance rénale, de nombreuses analyses doivent être réalisées, un traitement doit être suivi et de nombreux trajets doivent être réalisés pour réaliser les séances. Tout cela s’ajoute à un budget reste aujourd’hui inaccessible pour de nombreux sénégalais.

Cependant, pour remédier à cette situation, une politique de gratuité a été instaurée, visant à permettre aux patients de bénéficier de séances de dialyse sans que des considérations financières ne viennent entraver leur accès aux soins. 

Cette initiative est cruciale pour garantir que tous les insuffisants rénaux puissent recevoir le traitement dont ils ont besoin, comme le souligne la CSU (Couverture Sanitaire Universelle).

Cependant, le nombre limité de centres de dialyse représente un défi significatif. En mai 2023, seuls 867 patients sur 2 289 nécessitant des traitements de dialyse ont pu être pris en charge. 

Face à cette pénurie, de nombreux patients se tournent vers des établissements privés, où les frais de traitement sont souvent prohibitifs. 

Ce phénomène accentue les inégalités d’accès, en particulier pour ceux vivant dans des zones rurales, qui font face à un manque d’infrastructures médicales adéquates. 

En outre, ces patients souffrent souvent d’un manque d’information sur les options de traitement disponibles, ce qui peut aggraver leur état de santé ou entraîner des issues fatales.

Comment permettre à nos proches restés au Sénégal d’obtenir des soins pour une dialyse ?

How Can Our Loved Ones in Senegal Access Dialysis Care?

Aujourd’hui, de nombreux sénégalais souffrent d’insuffisance rénale et ne peuvent obtenir des traitements adéquats par manque de moyens. 

Le problème ? C’est que même pour leur famille qui souhaite leur envoyer des fonds à visée médical, la sécurité et l’assurance que cet argent arrivera à bon port n’est jamais de 100%.

De plus, de nombreux sénégalais ayant migré en France par exemple travaillent dur pour venir au secours de leurs proches restés au pays mais se retrouvent à devoir gagner plus car de nombreux frais d’échange et de transactions sont appliqués à leurs envois de fonds.

Mais alors, comment envoyer ou recevoir de l’argent au Sénégal ?

C’est là que KimboCare fait la différence en permettant aux expatriés de payer directement pour des services de santé préventifs et curatifs pour leurs familles au Sénégal. 

Désormais, vous pouvez acheter des crédits de santé numériques pour que vos proches puissent accéder à des services de soins préventifs et curatifs sans qu’ils n’aient besoin d’un compte bancaire ou d’une plateforme de monnaie numérique.

Ce processus est simple, direct et peut être réalisé de n’importe où, à tout moment. Ces crédits seront immédiatement utilisables par les patients qui seront accueillis dans des établissements médicaux toujours vérifiés et contrôlés par KimboCare.

Plutôt que de simplement envoyer de l’argent, souvent sans garantie qu’il sera utilisé pour les soins de santé nécessaires ou sans pouvoir assurer la qualité des soins reçus, les crédits de santé offrent une solution transparente et sécurisée

Vous obtenez ainsi un suivi en temps réel des services médicaux achetés avec les crédits de santé, s’assurant que chaque centime contribue réellement à la santé et au bien-être du bénéficiaire.

FAQ 

1. Quelles sont les principales causes de l’insuffisance rénale au Sénégal ?

L’insuffisance rénale au Sénégal est principalement causée par des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle. D’autres facteurs, tels que la déshydratation, les infections sévères et l’automédication avec des plantes médicinales, contribuent également à l’augmentation des cas.

2. Quelle est la disponibilité des traitements de dialyse au Sénégal ?

Actuellement, la demande de dialyse au Sénégal dépasse largement l’offre. En mai 2023, seuls 867 patients recevaient des traitements, tandis que 2 289 autres attendaient leur tour. Environ 27,5 % des demandes de dialyse sont satisfaites, ce qui souligne la nécessité d’améliorer l’accès aux soins.  

3. Comment puis-je envoyer des soins à mes proches au Sénégal ?

Vous pouvez envoyer des soins à vos proches grâce à KimboCare, une plateforme qui permet d’acheter des crédits de santé numériques. Ces crédits donnent accès à des services médicaux préventifs et curatifs dans des établissements vérifiés, sans nécessiter de compte bancaire. Cela garantit que l’argent envoyé est utilisé directement pour des soins de santé nécessaires.

4. Quels types de dialyse sont disponibles au Sénégal ?

Les deux principales formes de dialyse disponibles au Sénégal sont la dialyse péritonéale, qui utilise la membrane du péritoine pour filtrer les déchets, et l’hémodialyse, qui fait appel à une machine pour purifier le sang.

5. Quelles mesures sont prises par l’État pour améliorer l’accès à la dialyse ?

L’État sénégalais a ouvert plusieurs établissements de dialyse au cours des dernières années, multipliant leur nombre par neuf en 13 ans. Cependant, il reste encore des défis, notamment la concentration de la plupart des centres à Dakar et le coût élevé des traitements. Des initiatives visant à rendre la dialyse gratuite sont également en cours pour garantir que tous les patients puissent accéder aux soins nécessaires.