L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie silencieuse qui touche de plus en plus de personnes à travers le monde, et le Sénégal ne fait pas exception. Avec près de 40% de la population adulte sénégalaise affectée, l’HTA représente un défi majeur pour la santé publique. Pourtant, cette condition reste souvent ignorée ou mal maîtrisée, en raison de la méconnaissance des risques qu’elle implique et des obstacles à l’accès aux soins. Dans cet article, nous explorerons les causes et les conséquences de l’hypertension, ainsi que les défis spécifiques rencontrés au Sénégal. Nous aborderons aussi les solutions existantes pour rendre les traitements plus accessibles et améliorer la prise en charge de hypertension artérielle (HTA) au Sénégal.
Comprendre l’hypertension artérielle et sa présence au Sénégal
Pour mieux déceler d’éventuelles problématiques pour un cas tel que le Sénégal, il est important de comprendre ce qu’est l’hypertension artérielle ainsi que ses causes.
L’hypertension artérielle (HTA) est une condition médicale caractérisée par une pression sanguine anormalement élevée dans les artères.
Elle survient lorsque le cœur doit fournir un effort supplémentaire pour propulser le sang à travers les vaisseaux sanguins.
Cette pression est généralement mesurée à l’aide de deux chiffres : la pression systolique (la pression maximale lorsque le cœur se contracte) et la pression diastolique (la pression minimale lorsque le cœur se repose entre deux battements).
Une pression artérielle normale est généralement inférieure à 120/80 mmHg. Toute mesure supérieure à ces valeurs est considérée comme élevée, et l’hypertension peut être classée en fonction de son intensité, allant de légère à sévère.
Les causes de l’hypertension sont multiples, allant des facteurs héréditaires aux mauvaises habitudes de vie, telles que la consommation excessive de sel, l’obésité, le manque d’exercice physique, ou encore le stress.
Lorsqu’elle est mal contrôlée, l’HTA peut entraîner de graves complications, notamment des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des insuffisances cardiaques, des infarctus du myocarde et même des troubles rénaux, rendant son traitement essentiel pour prévenir des risques de santé majeurs.
Les causes et symptômes de l’hypertension artérielle
Près de 90 % des cas d’hypertension sont dits « essentiels » ou primaires, ce qui signifie qu’aucune cause précise n’est identifiée. Cette forme d’hypertension est souvent liée à des facteurs de mode de vie ou à des prédispositions génétiques.
En revanche, l’hypertension secondaire survient lorsqu’une cause sous-jacente identifiable est déterminée, comme des problèmes rénaux, des troubles hormonaux ou encore la prise de certaines substances.
Les affections rénales, telles que la néphropathie, sont des causes fréquentes d’hypertension secondaire, car elles perturbe le mécanisme régulant la pression sanguine. Par ailleurs, certains troubles hormonaux, comme ceux liés à la glande thyroïde ou les glandes surrénales, peuvent également provoquer une augmentation de la pression artérielle.
De plus, la consommation de substances telles que la cocaïne ou la réglisse, ainsi que l’arrêt brutal d’un traitement antihypertenseur, peuvent être des facteurs déclencheurs.
Outre ces causes spécifiques, plusieurs facteurs peuvent aggraver ou favoriser l’apparition de l’hypertension artérielle, notamment l’âge, le surpoids, la sédentarité, le stress, la consommation d’alcool ou de tabac, le mauvais cholestérol mais aussi la génétique.
Le problème, c’est que l’hypertension artérielle est une condition assez discrète avec des symptômes peu différentiables des autres maladies comme les maux de tête, les nausées, les vertiges, les bourdonnements d’oreilles ou encore les troubles visuels.
Les défis de l’hypertension artérielle au Sénégal

L’hypertension artérielle représente une préoccupation croissante de santé publique, non seulement dans le monde entier, mais également au Sénégal, où elle touche une proportion significative de la population.
Dans le monde, on compte près de 970 millions de personnes souffrent de tension trop élevée et pour 19% d’entre eux, les décès sont liés à cette conditions.
Selon les experts, près de 40% des adultes sénégalais souffrent de cette maladie, ce qui fait de l’HTA un problème de santé majeur dans le pays.
Cette prévalence élevée est particulièrement préoccupante dans un contexte où les comportements alimentaires et les modes de vie ont évolué, souvent vers une consommation accrue de sel et une sédentarité grandissante.
Comme évoqué un peu plus haut, les risques associés à l’hypertension sont bien connus, et l’HTA est un facteur contributif majeur dans de nombreuses pathologies graves. Parmi celles-ci figurent les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques, ainsi que l’insuffisance rénale, une condition de plus en plus observée au Sénégal notamment avec la dialyse.
L’incidence de l’hypertension varie selon le sexe, les femmes étant plus souvent touchées que les hommes. Environ 34,7 % des femmes sont atteintes par cette pathologie, contre 24,5 % des hommes.
L’âge est également un facteur important et au Sénégal, la prévalence de cette maladie augmente considérablement avec le vieillissement de la population. Parmi les femmes, seulement 11 % des jeunes de 18 à 29 ans sont touchées, mais ce taux grimpe à 57 % chez celles âgées de 60 à 69 ans.
Des problèmes de diagnostics de l’hypertension artérielle
Ce qui compromet largement les possibilités de prise en charge, c’est que près de la moitié des personnes souffrant d’hypertension ne sont même pas conscientes de leur état.
En effet, seulement 46 % des individus atteints savent qu’ils font de l’hypertension artérielle, et parmi ceux-ci, 17 % seulement suivent un traitement médical.
La mesure de la pression artérielle, généralement réalisée à l’aide d’un tensiomètre, permet de recueillir deux valeurs essentielles : la pression artérielle systolique (PAS) et la pression artérielle diastolique (PAD).
La PAS, qui représente la pression maximale exercée sur les artères lors de la contraction du cœur, est la première valeur mesurée. Elle indique l’intensité avec laquelle le sang est pompé dans le corps.
La PAD, quant à elle, correspond à la pression mesurée entre deux battements du cœur, lorsque celui-ci est au repos, et elle reflète la résistance exercée par les vaisseaux sanguins.
Un diagnostic fiable d’hypertension artérielle ne peut être établi qu’après avoir effectué plusieurs mesures de la pression artérielle, prises à différents moments et dans des conditions de repos.
En effet, des facteurs temporaires tels que le stress, l’exercice physique ou même l’alimentation peuvent influencer les résultats, rendant ainsi nécessaire un suivi répété pour obtenir une lecture plus précise de l’état de santé du patient.
Dans les cas graves d’hypertension artérielle, une évaluation plus approfondie peut être nécessaire pour évaluer les conséquences de la maladie sur les organes vitaux.
L’examen du fond d’œil, réalisé par un ophtalmologue, est l’un des outils les plus efficaces pour évaluer l’impact de l’hypertension sur les vaisseaux sanguins.
En effet, la rétine, étant l’une des rares zones du corps où les vaisseaux sanguins sont visibles sans intervention chirurgicale, permet d’observer l’état général de la circulation sanguine. Une atteinte de la rétine, observable lors de l’examen, peut ainsi indiquer une hypertension sévère et donner des informations cruciales sur le degré de la maladie.
Malgré ces outils diagnostiques, l’hypertension artérielle reste souvent non détectée au Sénégal, principalement en raison de l’accès limité aux soins médicaux, de la pénurie de matériel de diagnostic dans certaines régions, et du manque d’information sur les risques liés à cette pathologie.
Le coût important de la prise en charge de l’HTA au Sénégal
Ce qui est préoccupant pour la plupart des Sénégalais dans le besoin de soins médicaux, c’est le coût des divers dépenses telles que les consultations médicales, l’achat de médicaments, ainsi que les examens biologiques et radiologiques nécessaires au suivi de la maladie.
Au Sénégal, bien que des dispositifs comme le Plan Sésame aient été instaurés dans le cadre de la stratégie nationale de santé, leur mise en œuvre reste inégale d’une structure sanitaire à l’autre.
En effet, si il prévoit la couverture gratuite de certaines prestations de base, telles que les consultations avec des médecins généralistes, de nombreuses autres dépenses, comme celles des médicaments et des examens médicaux, ne sont pas couvertes par ce programme.
Il exclut les consultations spécialisées, qui peuvent coûter jusqu’à 5 000 francs CFA (environ 7,6 €). De plus, l’achat de médicaments et les examens nécessaires au suivi de l’HTA sont systématiquement à la charge du patient, ce qui aggrave la situation financière de nombreux Sénégalais.
La majorité des patients se retrouve à supporter une part significative des coûts de leur traitement. En moyenne, 73 % du coût médical lié à l’HTA reste à la charge des patients.
Cette situation est encore plus problématique pour les patients souffrant d’HTA et de diabète au Sénégal, où les frais de prise en charge atteignent des montants bien plus élevés. Le coût total des soins pour une personne atteinte d’HTA varie entre 32 000 et 37 000 francs CFA (environ 50 à 56 €).
Aujourd’hui, beaucoup de Sénégalais comptent sur leurs proches pour les aider financièrement à payer leur traitement. D’autres vivent avec cette hypertension artérielle (parfois sans le savoir) mais ne peuvent payer les frais médicaux, restant donc dans le risque d’aggravation de la maladie.
Comment améliorer la prise en charge de l’HTA au Sénégal ?

L’HTA est une maladie chronique qui entraîne des complications graves si elle n’est pas traitée correctement.
Il faut savoir que le Sénégal est aussi l’un des premiers pays d’Afrique ayant décidé d’implanter une loi anti-tabac, un facteur important de l’hypertension artérielle.
En parallèle, les traitements disponibles sont variés, car l’hypertension peut être causée par plusieurs systèmes dans l’organisme, ce qui nécessite souvent une approche combinée.
Chaque médicament cible un système précis du corps, mais dans de nombreux cas, une combinaison de plusieurs traitements est nécessaire pour obtenir un effet optimal.
Par exemple, la trithérapie antihypertensive combine l’amlodipine, le valsartan et l’hydrochlorothiazide pour agir sur différents mécanismes de l’HTA, dilater les vaisseaux sanguins, réguler la pression artérielle et réduire la rétention d’eau, permettant ainsi de baisser efficacement la tension artérielle.
Mais compte tenu des coûts élevés des frais médicaux, une étude a mis en évidence un chiffre alarmant : 93% des individus soignés pour l’HTA ne suivaient pas correctement leurs prescriptions médicales.
Alors, comment rendre plus accessible cette prise en charge de l’HTA au Sénégal ?
Envoyer des soins à ses proches pour traiter l’hypertension artérielle au Sénégal
Jusqu’à présent, et au vu des coûts bien trop importants par rapport aux salaires, le Ministère de la santé sénégalais a décidé d’appliquer des mesures simples pour permettre à chacun de minimiser les risques d’aggravation de l’HTA.
La valorisation de l’activité physique, la régulation du poids ou la réduction de l’apport en sel sont des prévention utilisées par le gouvernement pour réduire les nouveaux cas et améliorer les conditions des patients souffrant d’hypertension artérielle.
Alors, comment garantir à la population sénégalaise un accès à des soins médicaux adéquats pour lutter contre l’hypertension ?
Dans un contexte où la distance peut souvent constituer un obstacle à l’accès aux soins de santé, des solutions innovantes comme KimboCare offrent un moyen pratique et sécurisé pour soutenir vos proches et envoyer ou recevoir de l’argent au Sénégal.
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Une fois l’envoi effectué, vos proches reçoivent une notification leur indiquant les prestataires de soins à contacter, facilitant ainsi un accès fluide et rapide aux services médicaux dont ils ont besoin.
L’importance de la sensibilisation et de l’éducation sur l’HTA au Sénégal
La prise en charge de l’HTA au Sénégal repose en grande partie sur la sensibilisation des populations, car une grande majorité des patients n’est pas consciente de l’impact de cette maladie sur leur santé.
L’accent est donc mis sur la sensibilisation communautaire, notamment à travers des campagnes de prévention et des programmes éducatifs.
Chaque année, des initiatives telles que « mesurer la tension artérielle avec des outils homologués » sont lancées pour encourager les populations à prendre leur tension de manière régulière. Cela permet non seulement de détecter l’HTA à un stade précoce, mais aussi de responsabiliser les citoyens dans la gestion de leur santé.
La mise à disposition de dispositifs de mesure de la tension dans les foyers et au sein des communautés est une mesure clé pour améliorer l’autosurveillance et l’engagement des populations dans leur traitement.