Le diabète est une réalité qui touche de plus en plus de Sénégalais, affectant non seulement les patients, mais aussi leurs familles et leurs communautés. Avec plus de 400 000 personnes concernées, il est essentiel de s’informer et de comprendre cette maladie pour mieux la gérer ensemble. Dans cet article, nous allons explorer les défis liés à la prise en charge du diabète au Sénégal, mais surtout, nous allons découvrir des solutions accessibles et des initiatives inspirantes qui peuvent améliorer la qualité de vie des patients diabétiques qui peinent à trouver des moyens pour des traitements.
Les chiffres du diabète dans le monde
Le diabète est une maladie métabolique qui se traduit par une élévation anormale du taux de sucre dans le sang, un phénomène principalement dû à un dysfonctionnement de l’insuline, hormone clé produite par le pancréas.
Deux types de diabète dominent : le diabète de type 1, souvent diagnostiqué chez les jeunes et lié à une absence totale de production d’insuline, et le diabète de type 2, qui touche principalement les adultes et résulte d’une résistance des cellules à l’insuline, souvent aggravée par des habitudes de vie peu saines.
Le diabète a été classé comme étant l’une des principales maladies non-transmissibles par l’OMS aux côtés du cancer, des maladies respiratoires chroniques ainsi que des maladies cardiovasculaires.
Aujourd’hui, selon l’International Diabetes Federation, on estime que 537 millions d’adultes de 20 à 79 ans souffrent de diabètes, ce qui représente près de 10,5% de la population mondiale dans ce groupe d’âge.
Mais le plus préoccupant, c’est que ces chiffres ne sont pas voués à diminuer si l’on en croit l’IDF qui estime que d’ici 2030, les cas pourraient passer à 640 millions de personnes.
Mais pour quelles raisons cette raison cette maladie est-elle un cas précis de situation inquiétante au Sénégal ?
Une vue d’ensemble des cas de diabète au Sénégal
Le Sénégal ne fait pas exception de cette augmentation du diabète qui évolue également dans le pays.
En effet, cette maladie touche plus de 400 000 personnes. Selon l’OMS qui a réalisé une étude à l’échelle nationale, il y a une prévalence de 3,4 % chez les personnes âgées de 18 à 69 ans et de 7,9 % chez les plus de 45 ans.
Mais le plus inquiétant ? C’est qu’aujourd’hui, seulement 60 000 patients diabétiques dans l’ensemble du Sénégal sont suivis pour des traitements.
Une explosion des cas principalement située à Saint-Louis
Le diabète, souvent associé à d’autres facteurs de risque vasculaire, est une cause majeure de morbidité et de mortalité à l’échelle mondiale, et son expansion prend des proportions inquiétantes, surtout en Afrique subsaharienne où la documentation reste insuffisante.
Une étude menée à Saint-Louis, au Sénégal, a révélé que la prévalence du diabète dans cette région est de 10,4 %, avec une majorité de cas déjà connus (alors que, comme nous l’avons vu, le taux national est de 3,4%).
Fait alarmant, seulement un tiers des diabétiques parvenaient à contrôler leur maladie selon les standards internationaux.
L’enquête a également mis en lumière d’autres facteurs de risque significatifs, tels que la dyslipidémie, l’hypertension artérielle et la sédentarité, qui touchent une part importante de la population (64%).
Près de 88 % des patients diabétiques présentaient au moins une comorbidité, et plus de la moitié des sujets avaient trois facteurs de risque ou plus.
Mais ce qu’il est intéressant de savoir, c’est que les femmes sont plus ciblées que les hommes pour ce type de maladie. Au Sénégal, 22,1% des adultes sont en surpoids, dont 30,3% de femmes.
Cette prévalence élevée chez les femmes peut être attribuée, en partie, à leur tendance à être moins actives physiquement.
En effet, elles assument souvent la responsabilité de la garde des enfants et de l’entretien du ménage, ce qui réduit considérablement leurs opportunités d’exercice (il ne faut pas oublier que 38,3% des femmes sénégalaises sont au chômage).
L’alimentation, une autre cause du diabète au Sénégal
Tout comme les facteurs évoqués un peu plus haut, l’alimentation joue un rôle central dans l’augmentation des cas de diabète au Sénégal.
Les habitudes alimentaires traditionnelles, souvent riches en matières grasses et en glucides, sont devenues un véritable enjeu de santé publique.
De nombreux plats typiques sont cuisinés avec des quantités excessives d’huile, contribuant à une surconsommation de graisses qui peut engendrer des problèmes métaboliques.
Les bouillons cubes, couramment utilisés pour rehausser la saveur des plats, comme dans le Thiéboudiène, un plat typique Sénégalais, ajoutent également des quantités considérables de sodium, ce qui peut exacerber les risques de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.
Le riz, aliment de base dans de nombreux foyers sénégalais, a un indice glycémique élevé, ce qui signifie qu’il provoque une élévation rapide du taux de sucre dans le sang.
Cette consommation fréquente de riz, souvent accompagnée de sauces grasses et de viandes, contribue à un déséquilibre nutritionnel alarmant.
Parallèlement, les boissons sucrées comme le café touba et le thé attaya, souvent préparées avec une grande quantité de sucre, sont omniprésentes dans la culture locale.
Leur consommation régulière, sans tenir compte des apports en sucre, soulève des préoccupations quant à leur impact sur la santé, en particulier pour les personnes à risque de diabète.
Ces habitudes alimentaires, conjuguées à un mode de vie de plus en plus sédentaire, dessinent un tableau inquiétant de la santé publique au Sénégal.
La prise en charge du diabète au Sénégal : les défis rencontrés

Au Sénégal, à peine un diabétique sur dix est diagnostiqué et suit un traitement. Ce chiffre alarmant met en lumière un problème majeur : de nombreux Sénégalais choisissent de dissimuler leur maladie.
La réalité est que les capacités de gestion du diabète dans le pays sont largement insuffisantes.
Les infrastructures, les équipements et le personnel médical manquent cruellement de ressources, rendant le suivi des patients de plus en plus difficile.
En conséquence, les consultations de suivi, qui devraient avoir lieu tous les deux à trois mois selon les recommandations, sont réduites à une seule par an, un intervalle bien trop long pour répondre aux véritables besoins des patients.
L’émergence de la COVID-19 a aggravé cette situation. Selon l’OMS, le diabète et l’hypertension figurent parmi les comorbidités les plus fréquemment associées aux décès des patients hospitalisés pour COVID-19.
La pandémie a contraint de nombreuses infrastructures à se réorienter vers le traitement du virus, reléguant les soins des diabétiques au second plan. En effet, plus de la moitié des lits initialement destinés aux patients diabétiques ont été réaffectés aux malades de la COVID-19.
Ainsi, le suivi régulier des complications chroniques liées au diabète a été largement compromis, les priorités ayant été redéfinies par l’urgence sanitaire.
La situation souligne un besoin urgent d’amélioration dans la gestion du diabète au Sénégal, un défi qui ne peut être ignoré dans le contexte actuel.
Les actions mises en places
Pour relever ces défis, des solutions novatrices ont été mises en place, bien avant la crise sanitaire liée à la COVID-19.
Le Sénégal s’est distingué comme le premier pays d’Afrique francophone à adopter le programme mondial BeHealthy BeMobile, visant à améliorer la gestion du diabète.
Le projet mDiabète, qui exploite les téléphones portables pour diffuser des messages de prévention sur le diabète, en est l’illustration.
Lancée en 2014, la plateforme mDiabète a déjà servi à envoyer des millions de messages de sensibilisation lors de l’épidémie d’Ebola et a été réactivée pendant la pandémie de COVID-19.
Les résultats de ce programme montrent une amélioration significative du contrôle glycémique chez les utilisateurs.
Par ailleurs, d’autres initiatives de télémédecine ont vu le jour, offrant des consultations à distance pour certains patients depuis le début de la pandémie.
Des dispositifs tels que le télé-examen pour la rétinopathie diabétique et des formations en ligne pour les professionnels de la santé sont également en cours, témoignant d’un engagement continu pour une meilleure prise en charge des maladies chroniques.
Bien entendu, cela reste encore peu par rapport à l’ampleur qu’à provoquer le diabète au sein du pays.
La barrière financière vécu par de nombreux Sénégalais
Si la plupart des organismes connaissent des freins à l’accompagnement du diabète dans le pays, il ne faut pas oublier que les coûts de traitement impactent encore de nombreux sénégalais.
Une avancée à tout de même été remarquée. Avant 2021, un sénégalais diabétique devait dépenser près d’un million de francs sénégélais (soit près de 1 650 dollars) chaque année pour être pris en charge.
C’est une charge conséquente pour une population dont le salaire moyen varie entre 100 000 et 150 000 francs sénégalais (soit 165 dollars).
Depuis 2021, des initiatives significatives ont été mises en place pour améliorer la prise en charge du diabète au Sénégal.
Le gouvernement a annoncé une augmentation de la subvention pour l’insuline en passant d’une subvention de 300 millions en 2004 à 500 millions en 2021 permettant à de nombreux diabétiques d’obtenir des soins au même prix tant dans les organismes privés que publiques.
Ces efforts visent à rendre les soins plus accessibles et à améliorer la qualité de vie des patients. Toutefois, les défis financiers persistent, exacerbant les inégalités en matière de santé.
Dans des régions comme Kaolack, l’ouverture d’unités de traitement a contribué à une meilleure prise en charge des patients, mais le coût élevé des médicaments demeure un obstacle majeur.
De nombreux diabétiques n’ont pas les moyens de se procurer les traitements nécessaires, et ces coûts ne sont pas couverts par les mutuelles de santé, laissant ainsi une partie importante de la population vulnérable face à cette maladie chronique.
À Saint-Louis, la situation est alarmante, avec des chiffres inquiétants concernant les amputations liées au diabète, soulignant l’urgence d’établir des unités de prise en charge adéquates. Les appels à l’action des associations de diabétiques se multiplient, demandant aux autorités de répondre aux besoins critiques des patients.
Dans le sud, à Ziguinchor, le nombre de cas de diabète a considérablement augmenté depuis 2019. Les patients font face à un manque de personnel médical et à des médicaments coûteux, ce qui complique davantage l’accès aux soins.
L’absence d’une prise en charge globale, incluant une attention particulière aux personnes âgées souffrant de poly-pathologies, souligne les lacunes dans le système de santé.
Malgré les efforts du gouvernement pour subventionner les soins et améliorer l’accès à des traitements de qualité, beaucoup de Sénégalais, en particulier ceux des couches les plus vulnérables, continuent donc de rencontrer des difficultés financières qui entravent leur accès aux soins.
Les envois de fonds pour des soins médicaux au Sénégal, où en est-on ?

Le Sénégal a fait des avancées significatives dans l’inclusion financière, en grande partie grâce à l’essor de la téléphonie mobile et des services financiers numériques.
Ces innovations permettent aux Sénégalais d’accéder à des options de transfert d’argent qui vont bien au-delà des canaux bancaires traditionnels. Les portefeuilles mobiles, en particulier, ont transformé le paysage financier, rendant les transactions plus accessibles et sécurisées, même pour ceux qui n’ont pas de compte bancaire.
Les banques traditionnelles restent une option fiable pour envoyer et recevoir des fonds. Elles offrent une sécurité appréciable grâce à leur régulation stricte. Cependant, les coûts de transfert élevés et les délais de traitement peuvent poser problème, notamment en cas d’urgence, comme pour des besoins de santé immédiats.
De plus, la nécessité de posséder un compte bancaire et une documentation exhaustive peut constituer un obstacle pour de nombreux Sénégalais.
D’autre part, les services en ligne et les applications de transfert d’argent comme Wise, WorldRemit ou PayPal proposent des alternatives pratiques et souvent moins coûteuses.
Ces plateformes permettent des envois rapides et simples, mais elles exigent que le destinataire ait également un compte sur la même application, ce qui peut être limitant.
De plus, leur fonctionnement n’est pas spécifiquement adapté aux besoins de santé, laissant les donateurs dans l’incertitude quant à l’utilisation des fonds envoyés.
Le diabète au Sénégal : comment envisager une solution médicale ?
Aujourd’hui, il est vital de trouver des solutions pour accélérer la mise en place de traitements pour le diabète ainsi que l’accessibilité financière qui l’accompagne. Mais alors comment envoyer ou recevoir de l’argent du Sénégal ?
Malgré les différents moyens déjà existants, un besoin urgent persiste pour des solutions de transfert d’argent qui garantissent non seulement l’accès aux soins, mais aussi la transparence et la traçabilité de l’utilisation des fonds.
Comment envoyer des soins à ses proches ?
Dans un monde où la distance peut souvent sembler un obstacle insurmontable, KimboCare se présente comme une solution innovante pour les immigrants soucieux de la santé de leurs proches restés au Sénégal.
Imaginez pouvoir garantir à votre famille l’accès à des soins de santé de qualité, sans les tracas des transferts d’argent traditionnels qui laissent souvent place à l’incertitude.
Avec KimboCare, vous avez la possibilité de faire une réelle différence dans la vie de ceux que vous aimez.
La plateforme de KimboCare vous permet d’acheter des crédits de santé prépayés, destinés à des services médicaux spécifiques.
En quelques clics, vous pouvez désigner vos proches comme bénéficiaires et leur assurer l’accès immédiat à des soins de qualité.
Chaque crédit que vous offrez est utilisé directement pour couvrir leurs besoins médicaux, éliminant ainsi toute ambiguïté sur l’utilisation de vos fonds. Vous avez la tranquillité d’esprit de savoir que votre soutien financier est affecté à des soins qui comptent vraiment.
En collaborant avec des partenaires médicaux rigoureusement sélectionnés à travers l’Afrique, la plateforme s’assure que vos proches reçoivent le meilleur des soins, sans délais d’attente ni frais cachés.
Dès que vous effectuez un envoi, vos proches reçoivent une notification par SMS ou appel, leur indiquant les prestataires de soins à contacter, vous garantissant ainsi un accès fluide et rapide aux services nécessaires.
En choisissant KimboCare, vous n’achetez pas simplement des crédits de santé ; vous investissez dans la vie de vos proches et notamment dans le traitement du diabète.
Comment recevoir des soins en vivant au Sénégal ?
Recevoir des soins médicaux de qualité pour le diabète au Sénégal peut sembler un défi, mais avec KimboCare, une nouvelle ère de possibilités s’ouvre à vous.
Imaginez un instant que vous ayez un accès direct à des soins de santé adaptés, sans les obstacles habituels.
Grâce à KimboCare, vous pouvez bénéficier de services médicaux ciblés, tout en vous entourant d’un réseau de soutien pour vous aider à gérer votre santé.
Il est essentiel de parler de votre santé et de votre diabète. N’attendez pas que les complications surviennent pour agir.
L’éducation sur la maladie et la sensibilisation sont des éléments clés pour une meilleure gestion du diabète.
Informez-vous, discutez-en avec votre famille et vos amis, et n’hésitez pas à partager vos expériences. Cette mobilisation collective peut non seulement améliorer votre qualité de vie, mais aussi celle de vos proches.
En parlant de vos besoins, vous incitez également ceux qui vous entourent à prendre leur santé au sérieux. Partager des informations sur le diabète et ses traitements peut encourager d’autres à se faire diagnostiquer, ce qui est crucial pour éviter des complications graves de cette tueuse silencieuse.
Ensemble, vous pouvez construire une communauté informée et proactive, capable de faire face à cette maladie.
FAQ
1. Quelle est la prévalence du diabète au Sénégal ?
La prévalence du diabète au Sénégal est préoccupante, touchant plus de 400 000 personnes. Selon l’OMS, la prévalence est de 3,4 % chez les personnes âgées de 18 à 69 ans et atteint 7,9 % chez les plus de 45 ans.
2. Quelles sont les principales causes du diabète au Sénégal ?
Les principales causes du diabète au Sénégal incluent des habitudes alimentaires malsaines, une sédentarité croissante, et des facteurs socio-économiques. L’alimentation riche en graisses et en glucides, ainsi que le manque d’activité physique, contribuent à l’augmentation des cas de diabète.
3. Comment le système de santé au Sénégal prend-il en charge les patients diabétiques ?
La prise en charge des patients diabétiques au Sénégal fait face à de nombreux défis, notamment le manque d’infrastructures, de personnel médical et de médicaments abordables. Bien qu’il y ait des initiatives en cours, comme l’ouverture d’unités de traitement, de nombreux patients n’ont pas accès à des soins réguliers.
4. Quelles solutions existent pour aider les patients diabétiques au Sénégal ?
Des initiatives telles que le programme mDiabète, qui utilise la technologie mobile pour sensibiliser et fournir des informations sur le diabète, ont été mises en place. De plus, KimboCare offre des crédits de santé prépayés pour garantir un accès rapide et efficace aux soins médicaux.
5. Comment puis-je aider mes proches à recevoir des soins médicaux pour le diabète ?
Vous pouvez aider vos proches en utilisant des plateformes comme KimboCare pour envoyer des crédits de santé, leur permettant d’accéder directement à des soins médicaux de qualité. Il est également important d’être présent pour apporter un soutien émotionnel et de les encourager à se rendre à leurs rendez-vous médicaux et à suivre leurs traitements.