Aujourd’hui, le diabète frappe de plus en plus le monde qui nous entoure, et la Sénégal fait partie des pays qui ont de plus en plus besoin d’insuline. Le diabète est lié à une insuffisance du pancréas à sécréter de l’insuline, l’hormone régulatrice des taux de glucose dans le sang. Elle permet de transformer le sucre dans le sang et sans sa productivité, ce dernier reste stocké dans le sang et c’est ce qui entraîne des complications. Pour guérir, ou du moins soulager les pics d’hyperglycémie, il faut donc de l’insuline au Sénégal. Mais aujourd’hui, plus d’un malade du diabète au Sénégal sur deux l’ignore, et beaucoup souffrent des défaillances au niveau des traitements. Mais où en est la prise en charge ? Comment améliorer les conditions de soins ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Pourquoi le diabète est une condition sérieuse ?

Le diabète, soit une insuffisance de la production d’insuline dans le corps est une condition chronique qui peut avoir de graves répercussions sur la santé générale.

Aujourd’hui, il s’agit d’un problème qui frappe près de 400 000 sénégalais. Mais le plus inquiétant ? C’est comme le révèle l’organisme Lvl Medical, “Seuls 28 % des diabétiques ont connaissance de leur pathologie, 14 % d’entre eux sont sous traitement et seulement 11 % sont traités et équilibrés. 

Le problème c’est que beaucoup de sénégalais, atteints d’un stade assez élevé de diabète, souffrent d’un problème de « pied diabétique ». C’est une affection très courante mais qui reste encore trop peu étudiée et donc insuffisamment prise en charge.

La conséquence à cela ? Des amputations et des handicapes permanents.

Selon la présidente de la commission des journées scientifiques de l’hôpital Abass Ndao, Pr Maimouna Ndour Mbaye, “70% des amputations non traumatiques recensées au Sénégal sont liées au diabète”

Cette même médecin affirme réaliser au moins une amputation par jour avec en cause un problème de diabète.

Ce sont donc autant de familles qui voient leur proches les quitter bien trop rapidement et beaucoup trop de patients qui ne peuvent plus subvenir aux besoins de leur famille.

Des patients qui ne souhaitent plus se rendre à l’hôpital

Compte tenu des risques engendré par une condition de diabète et de la possibilité très invalidante qui peut en résulter, de nombreux sénégalais refuse de se rendre à l’hôpital pour se soigner.

Il y a deux types d’opérations : celles considérées comme “mineurs” qui ne consiste à amputer qu’un seul orteil, et celles qui sont “majeures” et qui concernent toute la jambe.

Bien qu’il y ait des mesures prises après les amputations en installant des prothèses, c’est un risque que trop peu souhaitent encourir.

Et pourtant, les chiffres de diabétiques explosent avec des services de chirurgie occupés pour plus de la moitié par les amputations de pieds diabétiques.

Certains médecins, comme le Pr Joseph Drabo s’inquiètent que beaucoup de patients soient mis de côté car “les laboratoires privilégient les nouvelles insulines, présentées en stylos et cartouches (bien plus chères), au détriment des présentations flacons et seringues, les plus utilisées en Afrique.

Comment est prise en charge l’insuline au Sénégal ?

Comment est prise en charge l'insuline au Sénégal ?

Il faut savoir qu’au Sénégal, on retrouve trois type d’insuline : l’insuline lente, rapide et mixte. L’insuline rapide est utilisée pour la prise en charge des urgences pour le diabète. L’insuline lente est une dose administrée une fois qui va agir dans le corps dans le temps.

La troisième insuline, qui est mixte, est une combinaison des deux premières types d’insuline.

Pour ce qui est de la distribution au sein du pays, elle est répartie entre le secteur privé et public.

Pour ce qui est du secteur privé, la distribution se fait principalement via les grossistes privés, qui, à leur tour, vont les distribuer aux officines privées.

Cependant, le secteur public entre également en jeu. Les associations de soutien aux diabétiques assurent la disponibilité de ce traitement dans les hôpitaux, centres de santé et postes de santé à travers le pays.

Ce dispositif de distribution permet aux patients d’accéder à l’insuline de manière régulière, bien que des défis demeurent en matière de couverture complète et d’accès équitable.

Quel est le prix de l’insuline au Sénégal ?

Il fut un temps où le prix de l’insuline coutait un peu plus de 1000 FCFA mais aujourd’hui son prix tend à baisser un peu plus chaque année.

Aujourd’hui, le flacon de 10 ml d’insuline est mis en vente au prix de 800 F CFA, tandis que le stylo de 3 ml est proposé à 3000 F CFA.

S’il existe une couverture universelle au Sénégal, elle reste aujourd’hui insuffisante. D’abord, elle ne prend pas en charge les diabétiques de type 2, ce qui concerne une grosse partie de la population pour cette condition chronique.

Si bien qu’au final, ce sont autant de personnes qui refusent un traitement ou qui doivent débourser chaque mois près de 75 000 francs CFA (120 dollars).

C’est quasiment le revenu moyen de beaucoup de sénégalais (121 021 Francs CFA, soit près de 195 dollars) et d’autant plus celui des sénégalaises (90031 FCFA, soit près de 144 dollars).

Depuis 2021, des initiatives significatives ont été mises en place pour améliorer la prise en charge du diabète au Sénégal. 

Le gouvernement a annoncé une augmentation de la subvention pour l’insuline en passant d’une subvention de 300 millions en 2004 à 500 millions en 2021 permettant à de nombreux diabétiques d’obtenir des soins au même prix tant dans les organismes privés que publiques.

Quels sont les problèmes liés à l’insuline au Sénégal ?

Insulin in Senegal

L’accès au traitement de l’insuline reste un défi majeur pour de nombreux patients atteints de diabète au Sénégal, malgré les efforts pour améliorer les soins.

Aujourd’hui, environ 3 % des patients qui ont été prescrits un traitement pour leur diabète ne parviennent toujours pas à maintenir un équilibre glycémique optimal, malgré l’indication de traitements appropriés.

Ce phénomène est en grande partie lié à l’abandon des traitements oraux, souvent en raison du coût et du manque de subventions de l’État. En effet, le traitement oral n’est pas subventionné par le gouvernement sénégalais, contrairement à l’insuline injectable, ce qui crée une disparité dans l’accessibilité financière des traitements.

De plus, le pays connaît de grande disparités quant à la distribution de l’insuline. À ce jour, elle est très peu répartie dans les périphéries des grandes villes le peu de doses disponibles sont à coût bien trop élevé pour la plupart des patients.

Le Sénégal connaît également de fortes période période de pénurie d’insuline qui, parfois, peuvent durer plusieurs mois.

Enfin, l’insuline, bien qu’essentielle pour contrôler la glycémie chez les patients diabétiques, pose également des difficultés liées à la prise en charge.

Au Sénégal, beaucoup de personnes sont anaphalbètes et il y a un gros manque de formation des patients concernant l’autoadministration de l’insuline. De nombreux patients analphabètes, en particulier dans les zones rurales, rencontrent des difficultés à comprendre les instructions et à effectuer les injections correctement.

Une étude par DiabCare Sénégal a alerté sur le fait que seuls 20,5 % des patients enquêtés possédaient un lecteur de glycémie personnel.

Cette situation aggrave les risques de complications liées au diabète, car un mauvais dosage ou une administration incorrecte peuvent entraîner de graves conséquences pour la santé.

mDiabète : un système de téléphonie pour les personnes atteintes de diabète au Sénégal

Depuis 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) collabore avec l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour mettre en place des services innovants permettant aux pays en développement, comme le Sénégal, de mieux gérer les maladies chroniques, notamment le diabète, à travers l’utilisation des téléphones portables.

Cette initiative a donné naissance à la plateforme mDiabète, un service mobile destiné à fournir des conseils pratiques et un suivi personnalisé pour les patients diabétiques.

Au Sénégal, mDiabète a été lancé en 2014 à l’occasion du ramadan, avec pour objectif d’accompagner les diabétiques pendant cette période de jeûne, où la gestion de la maladie devient plus complexe.

Depuis lors, cette plateforme est devenue un outil essentiel pour les patients, leur offrant des recommandations quotidiennes par SMS.

Ces messages incluent des conseils sur l’alimentation, l’exercice physique et la gestion des complications liées au diabète, comme le pied diabétique. Le service a rapidement trouvé un écho auprès des Sénégalais, comme en témoigne Mariama, une mère de six enfants, diabétique depuis dix ans, qui utilise le programme pour gérer sa maladie au quotidien.

Grâce aux messages envoyés chaque jour, Mariama se sent soutenue dans la gestion de son diabète et peut intégrer les conseils dans ses habitudes de vie, tout en impliquant sa famille dans le processus.

Comment améliorer la prise en charge de l’insuline au Sénégal ?

Aujourd’hui, il est vital de trouver des solutions pour accélérer la mise en place de traitements pour le diabète ainsi que l’accessibilité financière qui l’accompagne. Mais alors comment envoyer ou recevoir de l’argent du Sénégal ?

Malgré les différents moyens déjà existants, un besoin urgent persiste pour des solutions de transfert d’argent qui garantissent non seulement l’accès aux soins, mais aussi la transparence et la traçabilité de l’utilisation des fonds.  

Dans un monde où la distance peut rendre les choses compliquées, KimboCare se présente comme une solution novatrice pour les immigrants souhaitant prendre soin de la santé de leurs proches restés au Sénégal.

Imaginez pouvoir offrir à votre famille l’accès à des soins médicaux de qualité, sans les tracas des transferts d’argent traditionnels qui entraînent souvent des retards ou des incertitudes. Grâce à KimboCare, cette réalité devient accessible.

La plateforme vous permet d’acheter des crédits de santé prépayés, spécifiquement destinés à des services médicaux. En quelques clics, vous choisissez vos proches comme bénéficiaires et leur garantissez un accès immédiat à des soins essentiels. Vous avez ainsi la certitude que votre soutien financier est utilisé de façon directe et transparente pour leurs besoins médicaux, éliminant toute ambiguïté sur l’utilisation des fonds.

Avec des partenaires médicaux sélectionnés avec soin à travers l’Afrique, KimboCare s’assure que vos proches reçoivent les meilleurs soins, sans délais ni coûts cachés. Dès l’envoi de vos crédits, ils reçoivent une notification par SMS ou appel, indiquant les prestataires à contacter, ce qui leur permet d’accéder facilement aux services dont ils ont besoin.

En choisissant KimboCare, vous ne vous contentez pas de faire un geste financier. Vous investissez dans la santé et le bien-être de vos proches, notamment en assurant le traitement de maladies chroniques comme le diabète, tout en leur offrant un accès simple et rapide à des soins médicaux de qualité.

L’importance de la prévention pour améliorer les conditions de santé

Il est essentiel de parler de votre santé et de votre diabète. N’attendez pas que les complications surviennent pour agir. 

L’éducation sur la maladie et la sensibilisation sont des éléments clés pour une meilleure gestion du diabète. 

Informez-vous, discutez-en avec votre famille et vos amis, et n’hésitez pas à partager vos expériences. Cette mobilisation collective peut non seulement améliorer votre qualité de vie, mais aussi celle de vos proches.

En parlant de vos besoins, vous incitez également ceux qui vous entourent à prendre leur santé au sérieux. Partager des informations sur le diabète et ses traitements peut encourager d’autres à se faire diagnostiquer, ce qui est crucial pour éviter des complications graves de cette tueuse silencieuse. 

Ensemble, vous pouvez construire une communauté informée et proactive, capable de faire face à cette maladie.

FAQ

1. Pourquoi l’accès à l’insuline reste-t-il difficile au Sénégal ?

L’accès à l’insuline au Sénégal est entravé par plusieurs facteurs, notamment la répartition inégale des médicaments entre les grandes villes et les zones rurales, les périodes de pénurie, et le coût élevé des traitements pour de nombreux patients. De plus, l’insuline injectable est souvent privilégiée au détriment des traitements oraux, ce qui peut limiter l’accès aux soins pour ceux qui ne peuvent pas se permettre ces traitements.

2. Combien coûte l’insuline au Sénégal et est-elle accessible à tous ?

Le prix de l’insuline a diminué ces dernières années, avec le flacon de 10 ml vendu à 800 FCFA et le stylo de 3 ml à 3000 FCFA. Cependant, ces prix restent inaccessibles pour de nombreux Sénégalais, surtout ceux vivant dans les zones rurales. De plus, la couverture universelle ne prend pas en charge les diabétiques de type 2, ce qui constitue un obstacle majeur.

3. Quels types d’insuline sont disponibles au Sénégal ?

Il existe trois types d’insuline utilisés pour traiter le diabète au Sénégal : l’insuline rapide, l’insuline lente et l’insuline mixte. L’insuline rapide est utilisée pour les urgences, l’insuline lente est administrée une fois par jour pour un effet prolongé, et l’insuline mixte combine les deux précédentes pour une gestion plus flexible de la glycémie.

4. Comment puis-je aider mes proches au Sénégal à accéder à l’insuline ?

Une solution innovante est l’utilisation de plateformes comme KimboCare, qui permet aux expatriés d’acheter des crédits de santé numériques pour leurs proches au Sénégal. Ces crédits peuvent être utilisés pour accéder directement à des traitements médicaux, y compris l’insuline, garantissant ainsi que l’argent envoyé est bien utilisé pour les soins nécessaires.

5. Quels efforts sont faits pour améliorer la prise en charge du diabète et de l’insuline au Sénégal ?

Le gouvernement sénégalais a mis en place des initiatives pour améliorer la prise en charge du diabète, notamment une augmentation des subventions pour l’insuline. Cependant, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir une meilleure distribution des traitements, notamment en périphérie, et pour renforcer l’éducation des patients sur l’autoadministration de l’insuline, surtout dans les zones rurales.